2001 - Jacques Poulin

 

COMME LE BON VIN

A 43 ans, le pilote Jacques Poulin continue de s'améliorer.

 

Comme le bon vin, le vétéran Jacques Poulin s'améliore en vieillissant. "Ca va toujours de mieux en mieux", reconnait le coureur d'East-Broughton, qui compétitionne dans la Série ADL Suprême Tobacco.

 

"A mes débuts sur l'asphalte, en 1998, je manquais d'expérience, raconte Poulin. Je me retrouvais donc plus souvent qu'autrement à la queue. L'année suivante, j'ai commencé à courir régulièrement dans le milieu du goupe. Et cette saison, j'ai ce qu’il faut pour aller me promener dans le peloton. C'est évident que je ne peux pas encore penser au championnat. Mais je serais très satisfait, si je termine dans les cinq premeirs au classement final du fonds de points de la série".

 

La progression de Poulin n'est pas le fruit du hasard. Bon an mal an, il prend part à une vingtaine de courses par année. Et c'est sans compter les nombreux tour de piste en entrainement. "Je vais partout ! La course automobile, c'est presque un deuxième travail à temps plein pour moi. Et je dois y investir pas mal d'argent. C'est pour cette raison que je prends ca au sérieux.

 

Je n'ai qu'une ambition et c'est de toujours être meilleur. Et pour y arriver, il n'y a qu'un moyen, rouler. Afin de prendre de l'expérience, mais aussi pour trouver les bons ajustements".

 

Poulin, 43 ans, a commencé sa carrière de coureur automobile il y a une vingtaine d'années. Amateur de drag en motoneige, il a décidé de tenter sa chance derrière un volant simplement pour goûter au plaisir d'être en piste aux côtés d'autres compétiteurs. Il s'est donc procuré un bolide qu'il a modifié afin de pouvoir compétitionner sur terre battue dans la classe late model aux autodromes de Vallée-Jonction et Montmagny.

 

Il ne se doutait cependant pas que ce qui devait être un passe-temps deviendrait rapidement une passion. "Je ne pensais pas que la course automobile finirait par prendre autant de place dans ma vie. Au point où j'ai même dû laisser tomber certaines choses. Faut dire que la course m'occupe 12 mois par année. Pendant la saison estivale, je cours les week-ends et la semaine je m'occupe de l'entretient de ma voiture. Et lorsque arrive la fin de la campagne, j'en profite pour la démonter, changer certaines pièces et lui donner un nouveau look. Je passe l'hiver à me préparer afin d'être prêt pour l'année suivante".

 

CA COUTE CHER

 

C'est plus souvent qu'autrement l'argent qui met un frein à ses ambitions. Courir coûte cher. En plus de l'achat d'une voiture et de son entretient, s'ajoutent des coûts reliés aux équipements secondaires comme les outils, la remorque et un petit motorisé, de même que les dépenses occasionnées par les nombreux déplacements.

 

"On n'en fini "pu" de payer, lance Poulin. Et l'essence qui continue d'augmenter. Les commanditaires sont difficiles à trouver. Bien sûr, je peux profiter de l'aide de quelques entreprises qui m'offrent des sevices, mais rares snt celles qui me donnent de l'argent. Ainsi, malgré tous mes efforts, je n'ai pu amasser que 4000$ cette année. Heureusement, la participation des quatre pistes dans la même série nous permet de toucher de meilleures bourses et de nous faire rembourser certaines dépenses au niveau du transport".

 

Comme la grande majorité des coureurs de la classe LMS, c'est avec beaucoup de satisfaction que Poulin a appris la création d'une seule et unique série dans l'Est du Québec. Et ce n'est pas uniquement l'arrivée d'un commanditaire majeur qui l'a réjoui. "C'est certains qu'à partir du moment où plus de 20 voitures prennent le départ, la compétiton est plus forte. A Sainte-Croix, nous étions 22 coureurs. Et il manquait des gars qui n'avaient pu terminer la préparation de leur auto.

 

Courir dans de telles conditions est vraiment intéressant. On voit que la Série ADL Suprême Tobacco est une série montante et que le meilleur est à venir".

 

Motivé plus que jamais par les derniers bouleversements survenus dans le petit monde de la course automobile, Poulin a oublié ses projets de retraite, projets qui l'ont hanté régulièrement au cours des dernières années. "A cause de l'argent et de ma famille, je remets ma carrière en question à chaque fin de saison. Je crois avoir atteint le plus haut niveau de compétition qui m'était accessible.

 

A mon âge, c'est encore bien plus difficile de rêver à des séries encore plus prestigieuses. Ces ambitions-là sont bonnes pour les gars dans la vingtaine. "Je suis cependant bien heureux de courir dans le LMS. Et les nouvelles conditions font que j'ai décidé d'y demeurer une saison de plus".

 

Par: Jean Francois Tardif

         Journal Le Soleil.

 

Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest

 

 

2001 – Jacques Poulin

 

À sa première saison complète dans le Tour LMS Québec de la Série SUPREME ADL Tobacco, Jacques a prouvé qu’il était un pilote talentueux. Après avoir fait ses débuts sur les pistes de terre battue. Il en était seulement à sa troisième saison en LMS lorsqu’il a terminé en sixième place au cumulatif devançant ainsi Carl Patry par la faible marge d’un point.

 

Sa meilleure prestation est survenu à l’autodrome St-Félicien lors du Molson Ex 150 alors qu’il était parvenu à accéder à la troisième marche du podium. Il a réussi à terminer parmi les dix premiers en neuf autres occasions.  En 2000, il a complété 1 268 tours de piste sur un total de 1 303.

 

Commandité par la station radiophonique 97,3, Jacques s’est lancé un véritable défi. Bien entendu, il vise le titre, mais serait content de clore la saison parmi les trois premiers.

 

Source : Yvon Larrivée