2002- Éric Léveillé.

 

Entre la vie et la mort après un accident de stock-car.

 

Le jeune pilote de stock-car qui a subi des brûlures sur l'ensemble de son corps, samedi, au cours d'une soirée de course à l'autodrome de Drummondville, repose entre la vie et la mort.

 

L'état de santé d'Éric Léveillé, 20 ans, est jugé stable mais critique. Sa mêre, Michèle, raconte que les médecins l'ont placé dans un coma provoqué. Il est intubé et les médecins évaluaient, hier, ses chances de survie à 50%. "Ca va dépendre de la réaction de son corps aux infections", explique Michèle Léveillé.

 

La récupération est encourageante puisque les médecins de l'unité des grands brûlés de l'hôpital de l'Enfant-Jésus, à Québec, envisageaient, hier, de commencer à greffer de la peau aux endroits brûlés au troisième degré.

 

DESTIN

 

Le père d'Éric, Alain, qui était dans les gradins lorsque le bolide conduit par son fils a pris feu, ne veut blâmer personne. "C'est le destin". Mme Léveillé assure que la voiture de son fils était sécuritaire. "Ce n'est pas autre chose qu'un accident de course". Pourtant, la compagnie Express Secours embauchée pour assurer la sécurité à l'autodrome est la cible des critiques.

 

Au garage Gougeon et Frères, de Drummondville, les experts ont signalé, hier, que la panique a vite pris le dessus. "L'arrosage à l'eau et à la mousse a connu des ratés", raconte Alain Gougeon, père d'un des coureurs qui compétitionnaient avec Éric Léveillé samedi.

 

Le fils de M.Gougeon, Sébastien,20 ans, affirme qu'il faudra qu'Express Secours donne de solides garanties pour qu'il accepte de participer à nouveau à des courses en sa présence.

 

APPEL D'URGENCE

 

Le responsable de l'entretien de la piste, Roger Houle, assure que le 911 a été composé dans les instants qui ont suivi l'accident. Rappelons que la police de Drummondville avait affirmé, dimanche, que personne ne l'avait avertie de l'incident.

 

Une conférence de presse aura lieu demain pour faire le point sur la situation. Par ailleurs, l'accident mortel survenu en septembre 1999 à l'autodrome de Dummondville avait aussi fait ressortir les lacunes du service d'incendie, mais dans des circonstances différentes. "C'était une course de démolition et la voiture du pilote décédé n'aurait jamais dû être admise en piste, tellement elle n'étais pas sécuritaire", dit Jacques Lambert, qui a été propriétaire de l'autodrome de 1977 à 1998.

 

Par: Richard Dufour.

 

Source : Christian ‘Ti-Gaz’ Genest