En 1971 : André Scott.

 

Le dynamique André Scott était le conducteur le plus déçu. Il détenait la 1ère position au 28e tour de la finale de 30 et semblait filer vers une victoire certaine lorsqu'il brisa la transmission de sa puissante Chevelle 1965, no:55, moteur 302 p.c. "J'ai mis tout mon argent dans cette voiture et tout est à recommencer".

 

 

En 1971 : André Scott. "Cabana,

c'est un gros nom, mais c'est tout".

 

"Je n'ai surtout pas de complexe et c'est pourquoi je pense l'emporter facilement. Je conduirai la voiture munie du plus petit moteur, mais je suis convaincu que personne, et surtout pas Cabana, ne pourra devancer mon 31".

 

Le nom d'André Scott n'a peut-être pas été mentionné parmi les favoris du Molson 300, mais à compter parmi eux aujourd'hui, il faut le prendre au sérieux. Ce pilote célibataire de 30 ans travaille depuis quelques semaines à la préparation de sa Chevelle 1965 et hier je l'ai rejoint au téléphone, alors qu'il mettait la touche finale au moteur de son bolide en vue de l'importante course.

 

"J'essais de gagner ma vie en faisant de la course automobile et je vous avoue que mes livres ne balancent pas tellement. Je n'ai pas d'argent pour monter un moteur de 302 p.c. et c'est pourquoi je n'aurai qu'un 283 p.c. Mon autre voiture, qui sera confiée à Gilles Lacourse aura un 327 p.c. à dit Scott. "Tout en discutant du prix de la préparation d'un bolide de stock-car de la classe "Dernier modèle", Scott a avoué que l'aide d'un commanditaire ne serait pas à dédaigner.

 

D'ailleurs, même s'il n'a jamais remporté de grands triomphes, on le considère comme un candidat sérieux à la couronne du Molson 300. "L'année dernière, j'ai mené la course pendant 158 tours. Malheureusement, j'ai été obligé de m'arrêter à cause d'un fil électrique défectueux qui avait fondu. Je suis revenu dans la lutte pour finalement finir en 4e. En apprenant la disquaification de Biederman, je me suis rendu compte qu'avec 6 tours de plus, je gagnais la course.

 

Cette année ce sera officiel" a-t-il poursuivi. Scott n'est pas très content que l'on accorde beaucoup d'attention aux pilotes des États-Unis. Il a précisé qu'à voiture égale, ils ne sont pas du tout dans la lutte. "À chaque fois qu'ils sont venus au Québec, ils ont mordu la poussière. Nos gars les ont même battus sur leur propre piste. Pourtant, ca leur coûte 60% moins cher pour construire un stock-car. J'en suis à me demander si ce sont les voitures ou les conducteurs...."précise-t-il".

 

Quant à Cabana, Scott n'a pas maché ses mots non plus. Il est d'avis que l'on a fait un règlement uniquement pour lui de façon à ce qu'il puisse courir avec un moteur de 350 p.c. "Je suis prêt à parier ce que vous voudrez qu'il roulera pas devant le 31. De plus je me fous pas mal du moteur qu'il employera. Cabana c'est un gros nom, mais c'est tout. L'an passé il n'a impressionné personne. Je suis persuadé que Ste-Marie et Chaussé n'en feront qu'une bouchée".

 

Compétiteur régulier depuis plusieurs années, Scott évolue dans la catégorie "Dernier Modèle" depuis 1967."Je n'ai jamais eu une voiture pour gagner. Cette fois je pense que je tient le bon bout, spécialement à cause d'une suspension sensationnelle. Il n'y a pas une voiture qui collera sur la piste comme la "Mienne", a-t-il conclu.

 

Ces textes proviennent d’un journal mais le nom est indisponible.

 

Source : Envoyé par Christian ‘Ti-Gaz’ Genest